Comment gérer une grosse rentrée d’argent inattendue?

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Qui n’a jamais rêvé d’être l’heureux gagnant du gros lot à loterie? De recevoir un héritage d’un oncle ou d’une tante richissime? Ou encore de vendre sa start-up à une multinationale prête à signer un chèque de plusieurs millions de dollars? Seriez-vous réellement en mesure de gérer cette grosse rentrée d’argent surprise?

À en croire les statistiques, ce n’est pas gagné… Aux États-Unis, où les gros lots peuvent atteindre le milliard dollars (le jackpot du Powerball de 1,58 milliard de dollars en janvier 2016 en est la preuve), près du tiers des gagnants de loterie finissent ainsi par déclarer faillite, soutient le Certified Financial Planner Board of Standards, un organisme nord-américain d’encadrement du secteur de la planification financière.

Gros lot ou rente à vie?

Rachel Lapierre, qui a remporté le gros lot Gagnant à vie en janvier 2009 à l’âge de 48 ans, ne voulait pas voir fondre son gain au soleil. «J’avais le choix entre la rente de 1000 $ à vie par semaine ou un chèque de 675 000 $. Je me connais, généreuse comme je suis, le montant forfaitaire aurait été dépensé en totalité en moins de deux ans. J’ai pris une sage décision en favorisant le chèque de 1000 $ par semaine à vie».

Ce gain, non imposable, lui a permis de quitter son emploi d’infirmière sur appel. À la suite de conseils de son institution financière, ce montant lui sert aujourd’hui de salaire tout en lui permettant de poursuivre les activités et le développement de son entreprise Le Book Humanitaire, qui vient en aide aux gens démunis d’ici et d’ailleurs. «Je n’ai même pas célébré mon gain, se rappelle-t-elle. En achetant le billet, je me suis fait la promesse que si je gagnais, l’argent serait consacré à mon entreprise. Et je l’ai tenue. J’ai la conviction d’avoir une mission à accomplir. Ce gain me permet aujourd’hui de me consacrer à ma vocation, celle de vouloir aider les autres. Et ce, sans avoir à me soucier de ma retraite.»

Quelques trucs pour gérer une rentrée d’argent

Hélas, tous les gagnants n’ont pas cette présence d’esprit. En 2009, trois économistes des Universités du Kentucky, Pittsburgh et Vanderbilt ont publié une étude sur les conséquences des gains à la loterie. Ils ont analysé, de 1993 à 2002, le comportement de 35 000 Floridiens qui avaient gagné des montants variant entre 600 $ et 150 000 $. Sur ce nombre, une personne sur 20 a fait faillite dans les cinq années suivant son gain à la loterie. Selon les trois chercheurs, ce sont les gagnants des sommes de plus de 50 000 $ qui présentaient 50 % plus de risques de déclarer faillite.

Directeur principal Centre d’expertise chez Banque Nationale Gestion privée 1859, Daniel Laverdière est formel : «La grande erreur que ces gens commettent, c’est de ne pas prendre suffisamment de temps pour visualiser ce que représente en montants annuels indexés la grosse somme d’argent qu’ils ont maintenant en main. Ils se font prendre par le sentiment de richesse».

Le premier exercice, dit-il, est d’analyser ce que représente la somme reçue pour le restant de vos jours. «Prenez l’exemple d’un montant d’un million de dollars. Sur le coup, cette somme paraît énorme. Faites toutefois le calcul. Si vous recevez ou gagnez ce montant à l’âge de 50 ans, il vous reste, selon une espérance de vie de 90 ans, au moins 40 ans à vivre. En divisant le montant d’un million par 40, vous obtenez 25 000 $ par année indexé la vie durant. Ce simple calcul présume un rendement net correspondant à l’inflation permettant d’indexer les revenus. Est-ce suffisant pour vivre? Pour vous, votre conjoint, votre famille?» questionne le planificateur.

Avant de vouloir partager votre gain surprise avec les autres, de dépenser pour des folies ou de quitter votre emploi, mieux vaut prendre du recul, recommande fortement l’actuaire de formation : «Six mois de réflexion après un gain quel qu’il soit, c’est loin d’être un luxe».

Sur le site de Loto-Québec, on suggère aux gagnants de déposer leur chèque dans l’immédiat sous forme de certificat de placement à court terme dans une institution financière. Pendant que les gens réfléchissent et rencontrent divers professionnels pour obtenir conseils, cette formule permet à l’argent d’obtenir de meilleurs rendements que dans un compte-épargne.

Le cas vécu de Claire N.

Claire N. qui a remporté un gros lot d’un million de dollars à loterie 6/49 au début des années 2000 a justement suivi les conseils de Loto-Québec. «La société d’État a aussi multiplié les mises en garde contre les vautours qui allaient en vouloir à mon argent. Et ils avaient raison, raconte la gagnante. Mon conjoint et moi avons pris au moins un mois pour rencontrer différents planificateurs et investisseurs. J’ai finalement opté pour la seule institution financière qui ne m’avait pas du tout contacté au lendemain de mon gain».

Âgée d’une quarantaine d’années au moment des faits, Claire N. avoue que l’aventure n’a pas été facile : «J’ai eu besoin d’au moins trois années pour accepter la situation». Il faut dire que gagner autant d’argent d’un coup change d’un coup la perception que les gens ont de vous. «J’ai dû quitter mon travail en milieu hospitalier, raconte-t-elle. Les autres employés m’accusaient de voler la job de quelqu’un».

Généreuse, elle a offert 20 000 $ à chacun de ses frères, ses sœurs ainsi qu’à ses parents, pour un total de 200 000 $. «Encore là, Loto-Québec m’a conseillée d’être formelle avec ceux à qui je donnais de l’argent. Je les ai donc prévenus qu’il s’agirait du seul montant qu’il recevrait. Quelques mois plus tard, certains sont pourtant revenus à la charge pour en demander encore».

À moins d’avoir des projets nécessitant un écho médiatique comme celui de Rachel Lapierre, mieux vaut donc rester discret, recommande M. Laverdière. Limiter les messages, les photos de voyage sur les médias sociaux et changer votre numéro de téléphone sont sans doute les comportements les plus judicieux.

Comment Claire s’en est-elle sortie? En gardant les deux pieds sur terre. «C’est seulement dix ans après mon gain à la loterie que j’ai réalisé le plus important investissement, raconte-t-elle. J’ai acheté une résidence pour personnes âgées. J’ai pris le temps de bien analyser une douzaine d’options avant de prendre ma décision».

Payez vos dettes

Rappelons que les gains de loterie et les dons par héritage ne sont pas imposables. Les intérêts sur les investissements et les profits réalisés à la vente de biens reçus en héritage le sont. Si vous n’êtes pas déjà entouré d’un comptable, d’un avocat, d’un notaire et de professionnels financiers de confiance pour y voir plus clair, il faudra multiplier les rencontres avec plusieurs planificateurs et conseillers. «Cet exercice va vous permettre d’analyser les différentes offres et de voir avec lesquelles vous êtes le plus confortable. Vous distinguerez les conseillers plus terre à terre de ceux plus compteur de rêves. Évidemment, méfiez-vous de ceux qui ont des «trucs» pour faire fructifier davantage votre argent. Les clowns et les magiciens ont des trucs, pas les conseillers sérieux», avertit Daniel Laverdière.

Enfin, avant d’investir ou de voyager, la première chose intelligente à faire c’est de payer ses dettes. Ensuite, en fonction du montant reçu, l’achat d’une maison peut se révéler un bon investissement. Quoi qu’il en soit, conclut le planificateur financier, l’idéal reste de conserver le même rythme de vie, de penser à votre épargne-retraite et de vous offrir de petites gâteries de temps à autre. Comme le dit si bien Rachel Lapierre : «Il faut apprendre à garder la poule afin de pouvoir bénéficier des œufs le plus longtemps possible!»

Édité le 15 août 2017 par 

Planifier sa retraite dès aujourd’hui

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Planifier sa retraite est une préoccupation pour près de deux tiers des Canadiens. Les autres s’en préoccuperont-ils aussi plus tard… ou trop tard ? On en discute avec Natalia Sandjian, planificatrice financière.

En général, commence-t-on trop tard à planifier sa retraite ?

Les gens commencent souvent à penser à leur retraite vers l’âge de 50 ans et c’est loin d’être idéal. On devrait plutôt planifier sa retraite dès son entrée sur le marché du travail. Il faut savoir qu’épargner tôt en vue de sa retraite exige au bout du compte moins d’effort : l’intérêt composé se charge d’une bonne partie de l’effort d’épargne… si on lui en donne le temps!

La retraite est-elle perçue différemment aujourd’hui par ceux qui sont encore dans la vie active par rapport à la génération précédente de retraités ?

Le concept de la retraite en tant qu’aboutissement de sa vie est dépassé : elle est aujourd’hui considérée comme une seconde vie. Les nouveaux retraités d’aujourd’hui se disent : « Maintenant, je vais pouvoir faire autre chose ! » Ils souhaitent entreprendre de nouveaux projets, voire de continuer à travailler ici et là, par intérêt… ou par besoin.

Est-il plus complexe désormais de planifier sa retraite ?

La réalité est surtout différente : la durée de la retraite est dans certains cas maintenant aussi longue que la durée de vie active, et les travailleurs doivent en plus dépendre d’eux-mêmes : les régimes de retraite privés sont de plus en plus rares, ou moins généreux, et les régimes gouvernementaux, insuffisants.

S’ajoute à cette réalité le taux d’endettement plus élevé des retraités. Une génération plus tôt, l’hypothèque était payée à la retraite, alors qu’aujourd’hui, des gens de 50 ou 60 ans viennent nous voir pour refinancer leur propriété. Avec moins de revenus garantis et plus de dépenses sur une plus longue période, sans être plus complexe, bien planifier sa retraite n’a jamais été aussi important.

Les gens qui vous consultent ont-ils des « rêves » de retraite… parfois irréalistes ?

Oui et non. À la base, les clients souhaitent continuer à maintenir leur style de vie à la retraite. La baisse de leur niveau de vie est de loin leur plus grande peur. Ils craignent de ne plus arriver à continuer à faire ce qu’ils aiment. On est loin des grands rêves irréalistes ! En fait, les gens s’empêchent même de rêver, trop inquiets par l’aspect financier de la retraite.

Ce sont plutôt leurs attentes face au rendement sur leurs investissements qui sont irréalistes : les futurs retraités ne comprennent pas tous les moyens qu’ils doivent prendre pour vivre leurs ambitions – même raisonnables – de retraite.

Quelles questions doit-on se poser afin de planifier sa retraite ?

Il ne suffit pas seulement de mettre par écrit ce que l’on imagine comme retraite. L’aspect quantitatif est important : on doit préciser l’âge idéal auquel on souhaite se retirer, chiffrer le coût de notre train de vie aujourd’hui (qui est un bon indice de celui à venir), établir un bilan de ses investissements actuels et estimer les prestations, privées ou gouvernementales, qu’on compte recevoir à la retraite. 

Quelles erreurs courantes les gens font-ils en matière de planification de retraite ?

La plus grande : ne pas y penser. La seconde : ne pas y penser assez tôt ! Bien entendu, dans la vingtaine ou la trentaine, on a d’autres priorités, comme la maison et les enfants. On se dit, à tort, qu’on a bien assez de dépenses maintenant et qu’on investira pour la retraite plus tard. Enfin, une autre erreur est de penser qu’on peut simplement épargner sans plan. Si on n’a pas d’objectifs, les chances de réussir sont minces…

Concrètement, quel genre de stratégie un planificateur financier peut-il proposer ?

Le planificateur financier établit une stratégie personnalisée qui tient compte des priorités de son client et qui respecte son train de vie et son tempérament. Un trentenaire en début de carrière accablé par une foule de dépenses, mais qui a par contre beaucoup de temps devant lui, n’aura pas la même stratégie d’investissement qu’un quinquagénaire conservateur qui souhaite commencer à décaisser au cours de la prochaine décennie.

À quelle fréquence devrait-on revoir sa stratégie de retraite ?

Pour les jeunes, tous les cinq ans, ou à chaque événement de vie majeur (l’arrivée d’un bébé, un mariage ou un divorce, un héritage ou un nouvel emploi, etc.) Les gens à l’aube de la retraite profiteraient quant à eux d’une révision annuelle.

Planifier sa retraite: quelques astuces à envisager, selon son âge

À 20 ans… Épargner de façon périodique, selon ses capacités financières. Un investissement aussi minime que 25 $ par mois a son importance au bout du compte, en plus de servir à ancrer l’habitude d’épargner.

À 30 ans… Ne pas abandonner sa cotisation en vue de la retraite, même s’il s’agit de la période où on est le plus endetté et que le revenu est très sollicité.

À 40 ans… Persévérer dans son habitude d’épargne en augmentant sa cotisation en fonction de ses capacités et d’un budget bien équilibré, qui laissera de la place autant à l’épargne qu’aux dépenses discrétionnaires. Si on fait un effort toute l’année afin de cotiser dans son REER et si on reçoit un remboursement fiscal, on peut bien se faire plaisir avec une partie de celui-ci!

À 50 ans… Maximiser ses cotisations, quitte à mettre les bouchées doubles si on remarque que l’on n’est pas aligné avec nos objectifs de retraite.

 

Édité le 15 août 2017 par 

Prêt à investir? Les réponses à vos questions

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Vous vous demandez si vous êtes prêt à investir ? Voici cinq questions à vous poser avant de vous lancer.

Pour réaliser ses projets ou planifier sa retraite, il faut de l’argent. Et pour le faire fructifier au lieu de le laisser dormir dans un compte bancaire, il est préférable de l’investir. Plusieurs questions vous préoccupent ? Vous ne savez pas si c’est la bonne solution pour vous ou craignez de perdre vos avoirs ? Annamaria Testani, vice-présidente Ventes nationales chez Banque Nationale Investissements, répond à vos questions.

Est-ce le bon moment pour investir ?

C’est toujours le bon moment pour investir ! Vous pouvez commencer à placer des montants dès que vous avez un projet à réaliser. L’idéal est de se fixer un but  : acheter une automobile, planifier sa retraite ou accumuler une mise de fonds pour acquérir une propriété, par exemple.

Mais il n’y a pas de recette unique et il est préférable de rencontrer un conseiller financier qui vous proposera des solutions personnalisées adaptées à vos besoins. Il analysera votre situation et vous aidera à faire les meilleurs choix en fonction de votre revenu et de votre taux d’imposition, de votre budget, de vos dettes, etc. De plus, sachez qu’il est bien souvent préférable de rembourser les dettes à taux d’intérêt élevé avant de penser à investir les montants que vous avez réussi à économiser. Par exemple, avec des taux qui peuvent grimper jusqu’à 19,9 %, liquider vos dettes de cartes de crédit vous procurera un surplus immédiat.

Comment investir si je n’ai pas beaucoup de liquidités ?

Pas besoin de rouler sur l’or pour commencer à investir. Quelques centaines de dollarssuffisent pour se lancer. Un conseiller financier peut vous aider à faire les bons choix, même avec un petit budget. N’oubliez pas : le temps joue en votre faveur et de petits montants placés régulièrement à long terme peuvent rapporter gros.

Si vous possédez une certaine expérience en matière d’investissements, que vous connaissez bien votre tolérance au risque et vos objectifs de placement, une approche hybride jumelant l’apport d’un conseiller et le courtage à escompte pourraient s’avérer profitable. En somme, le meilleur des deux mondes !

J’ai un projet en tête. Comment choisir la bonne stratégie d’investissement pour le réaliser ?

Idéalement, on détermine la stratégie d’investissement en fonction de ses objectifs. Pour cela, on tient compte notamment du délai que l’on s’accorde pour les atteindre : est-ce un projet à court, moyen ou long terme ? Il faut aussi considérer l’étape de la vie où l’on est rendu. Par exemple, si vous êtes jeune et que vous souhaitez économiser pour votre retraite, vous pourriez être disposé à prendre un peu plus de risques dans vos placements, car vous aurez de nombreuses années devant vous pour compenser les fluctuations des marchés.

Si vous recherchez la stabilité des rendements, vous pourriez opter pour des placements plus conservateurs.

Vous devez aussi vous demander si, en cas de besoin, vous pourriez récupérer vos fonds rapidement en convertissant vos placements en liquidités. Là encore, les produits d’investissement à favoriser peuvent différer. Chaque stratégie devrait être personnalisée, demandez conseil à un professionnel!

La Bourse est-elle une bonne façon d’investir pour moi ?

Tout dépend de vos objectifs, de votre étape de vie ainsi que de votre tolérance au risque. Si vous craignez d’investir en Bourse parce que vous estimez que cela représente un risque pour vos avoirs, sachez que sur une longue période, la Bourse génère généralement un bon rendement. Certes, il peut y avoir des turbulences et des périodes où tout semble aller mal, mais si l’on se fixe un horizon à long terme, il est possible d’obtenir de bons résultats en investissant en Bourse.

De plus, il existe des stratégies de placement et des façons de constituer des portefeuilles qui permettent d’atténuer les soubresauts. Rappelez-vous que les variations boursières sont des phénomènes normaux, qui ne devraient pas vous faire fuir. On devrait voir ces investissements comme un outil générant des revenus qui croîtront sur un horizon de placement à long terme.

Inversement, on ne devrait pas considérer la Bourse comme une machine à sous ! Les gains rapides de 10 à 20 % reposent bien souvent sur de la chance et du hasard. Les investisseurs, qu’ils soient chevronnés ou pas, n’ont pas de boule de cristal…

Est-il possible de limiter les risques reliés aux placements ?

L’une des clés pour assurer une bonne stabilité à son portefeuille d’investissement est de favoriser la diversification des placements. Ce n’est pas un secret : pour diminuer les risques et avoir un bon rendement global, il faut éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier !

Autrement dit, au lieu de se concentrer sur un seul type de placement, on répartit les montants dans plusieurs : par exemple des actions canadiennes ou étrangères, des obligations, des épargnes à terme, des fonds de dividendes, etc. Idéalement, on varie aussi les horizons de placement (un, deux, trois, cinq ans, etc.), ainsi que les secteurs d’investissement (technologies de l’information, biopharmaceutique, aéronautique, ressources naturelles, etc.).

Les placements plus sûrs, par exemple les obligations, permettront de maintenir le cap en cas de turbulences boursières et de compenser les rendements négatifs des actions.

Bien sûr, on peut avoir encore bien d’autres questions en tête ! Par exemple, vous vous demandez peut-être quels sont les produits de placement qui répondent le mieux à vos objectifs et à votre étape de vie, ou encore si vous devriez gérer vous-même votre portefeuille ou feriez mieux de passer par une firme de courtage, ou quelles sont les solutions pour atténuer l’effet des fluctuations boursières sur vos investissements… Dans tous les cas, consulter un conseiller financier vous aidera à dissiper vos derniers doutes avant de vous lancer.

Édité le 11 juillet 2017 par 

Plan successoral: avez-vous vous vraiment pensé à tout?

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Vous avez travaillé fort durant des années pour amasser votre patrimoine et réaliser les objectifs de votre plan financier. Et maintenant?

Pour la plupart des Canadiens, les années de travail acharné et de placements avisés seront naturellement suivies d’une réflexion sur l’établissement d’un plan successoral qui leur permettra de transmettre, efficacement et aisément, les avoirs qu’ils ont accumulés aux personnes et aux causes qui leur sont chères.

Et si vous aviez l’esprit tranquille

Il est loin le temps où le décès était le seul moment où se posaient les questions de legs et de passation de pouvoir.  Aujourd’hui, il faut planifier, choisir le moment propice à la transmission et s’assurer d’utiliser les bons services professionnels pour ce faire.

Au Québec, à défaut de testament au moment de votre décès, la loi prévoit à qui iront vos biens, et ce, en vertu de certains principes d’affection présumée (enfants, conjoint..) établis par le législateur.

La planification de votre succession s’avère donc primordiale pour que la transmission de vos avoirs s’exécute dans l’harmonie et surtout en faveur des héritiers que vousaurez choisis. Évidemment, la pierre d’assise de ce processus est le testament: il est le principal moyen de garantir un partage de votre patrimoine selon vos objectifs, vos besoins et vos volontés.

Une bonne planification testamentaire devrait débuter par un examen détaillé de votre situation financière, personnelle et familiale.  Cet examen exige que vous dressiez une liste de vos avoirs, meubles et immeubles, et de vos dettes. Cet inventaire comprend par exemple : vos placements, régimes enregistrés de retraite, polices d’assurance-vie, résidences, emprunts, prêts hypothécaires, dettes fiscales, sans oublier l’impact que peut représenter la dissolution du patrimoine familial et du régime matrimonial, le cas échéant.

Ensuite, identifiez vos héritiers et faites-vous une idée précise de ce que vous souhaitez leur léguer.  Lorsque vous penserez à des héritiers potentiels, ne négligez surtout pas l’impact fiscal qu’auront chacun de ces transferts sur le patrimoine de la succession et donc sur celui des héritiers…

Patrimoine familial

Lorsqu’on parle de partage du patrimoine familial, on parle d’un partage de la valeur monétaire des biens entre conjoints et non uniquement d’un partage de biens. La somme partagée équivaut à la valeur totale nette des biens suivants, peu importe le conjoint qui en est propriétaire :

  • toutes les résidences à l’usage de la famille (immeubles en copropriété (condos), chalets, logements et autres);
  • les meubles à l’usage de la famille et qui garnissent ces résidences;
  • les véhicules utilisés pour les déplacements de la famille;
  • les droits accumulés durant le mariage ou l’union civile dans un régime de retraite;
  • les gains inscrits durant le mariage ou l’union civile conformément à la Loi sur le régime de rentes du Québec  ou à des programmes équivalents.

Tout autre bien n’en ferait pas partie.

Quels sont les biens exclus du patrimoine familial?

Du patrimoine familial sont exclus :

  • les biens échus à l’un des conjoints par donation ou par succession avant ou pendant le mariage ou l’union civile;
  • l’augmentation de la valeur de ces biens au cours du mariage ou de l’union civile;
  • les biens à l’usage exclusif de l’un des conjoints (ordinateur, instrument de musique, œuvre d’art, etc.);
  • les commerces et les fermes (sauf leur partie résidentielle);
  • l’argent liquide et les comptes en banque;
  • les obligations d’épargne, les bons du trésor, les actions et autres placements (sauf les REER);
  • les régimes de participation aux bénéfices;
  • les conventions de rentes complémentaires pour les hauts-salariés;
  • les contrats de rentes qui ne sont pas enregistrés.

Testaments reconnus

Au Québec, il existe trois types de testaments : olographe, devant témoins et notarié.  Entièrement écrit de la main du testateur, le testament olographe est daté et signé par ce dernier.  Le testament devant témoins peut être rédigé à la main, à la machine à écrire ou à l’ordinateur; il est cependant signé devant et par deux témoins majeurs qui ne doivent d’aucune façon être avantagés par la succession.  Particularité importante : au moment du décès du testateur, ces testaments devront être vérifiés, soit devant notaire ou encore par le tribunal de la Cour supérieure, une formalité administrative supplémentaire qui engage des frais et qui peut toujours être contestée.  Sans compter, qu’il est possible que votre testament ne soit jamais retracé…Dans l’éventualité où  votre testament  a été fait devant témoins ou sous la forme olographe, faites toujours en sorte de ne pas être la seule personne à en connaître l’emplacement et informez vos proches.

Le testament notarié, en plus d’être rédigé par un juriste, n’a pas à être soumis à cette procédure de vérification.  De plus il sera toujours possible de le retracer  puisqu’il est automatiquement inscrit au Registre des testaments de la Chambre des notaires du Québec.  Il prend effet dès le décès, en autant qu’il soit le dernier. La rédaction claire, précise et complète du testament notarié, en plus de faire sauver temps et argent, en facilitera l’exécution ainsi que la communication du processus auprès des différents intéressés, le moment venu.  Vous éviterez ainsi à vos proches, nombre de discussions forcément émotives, dégénérant malheureusement trop souvent en réelles pertes pécuniaires et navrants conflits familiaux.

Plusieurs  stratégies peuvent être possibles, suite à une étude approfondie par un spécialiste relativement à votre situation personnelle, financière et fiscale. Fait important à retenir : quelle que soit la forme que revêt le testament, ce sera toujours le plus récent en date qui sera valable au moment de votre décès.

Parce que, rappelez-vous, qu’une succession n’est pas qu’une affaire d’argent mais aussi beaucoup… de cœur!

 

https://ideas.nationalbank.ca/estate-planning-have-you-really-considered-everything/

Retourner aux études: comment ça marche?

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Acquérir de nouvelles connaissances, se perfectionner dans son domaine d’exercice ou apprendre le métier de ses rêves… Les raisons de retourner aux études après 25 ans sont aussi nombreuses que les Québécois qui sautent le pas chaque année. Motivations, financements, emploi du temps: comment concrétiser un projet d’études sur le tard ?

Une folle envie d’apprendre

Déanne Gagnon, 31 ans, a opté sur le tard pour des études de médecine. Ancienne pierceuse aux cheveux colorés et multiples tatouages, elle fait figure de marginale parmi ses camarades de classe qui entrent seulement dans la vingtaine. Issue d’une famille modeste, décrocheuse à 16 ans, elle qui n’a pu compter que sur sa ténacité réalisera dans quelques mois le rêve qui lui trotte dans la tête depuis qu’elle a 9 ans: « soigner les gens ». Une consécration après ces 5 années d’études acharnées où, elle en rit désormais, il lui est arrivé plusieurs fois de lancer ses livres par la fenêtre!

« J’avais l’impression que les petits jobs que j’accumulais ne me permettraient jamais de m’épanouir ni de me sentir utile, explique de son côté Rachel Parent, 29 ans, inscrite depuis cette année au baccalauréat en géographie environnementale à la Faculté d’éducation permanente (FEP) de l’Université de Montréal. » Cette adolescente découragée par l’école et pressée de gagner sa vie a travaillé pendant presque 10 ans en tant que femme de chambre avant d’entreprendre son retour aux études qu’elle conjugue aujourd’hui avec un emploi de chargée d’inventaires à temps plein. « Des jours de congé? Ce sera pour dans quelques années! » plaisante-t-elle.

Retourner aux études demande une motivation à toute épreuve

Inspirantes et déterminées, ces étudiantes tardives n’ont pas baissé les bras face aux sacrifices qu’implique le désir de retourner aux études. Et si leurs futurs diplômes leur assureront certainement un salaire plus élevé, l’aspect financier est loin d’être leur principale source de motivation. « L’argent, c’est pas ce qui te motive les veilles d’examens, quand il faut étudier toute la nuit! dit Déanne. Retourner aux études, ça prend bien plus que ça! Un rêve gros comme l’univers, qui te donne le courage de persévérer malgré les difficultés et d’encaisser parfois l’échec. »

Une enquête sur les étudiants adultes réalisée par le Ministère de l’Éducation du Québec en 2010 révèle que si la motivation est la clé nécessaire à la réussite d’un retour aux études, elle est aussi rudement mise à l’épreuve tout au long d’une formation. Le financement et la conciliation des études avec les responsabilités de l’âge adulte sont les principaux obstacles rapportés par les étudiants.

Pour rester positive dans les périodes éprouvantes, Rachel qui jongle entre son emploi la journée et ses cours le soir songe au chemin qu’elle a déjà parcouru. « Il me reste encore 4 années d’études, c’est un gros défi, concède-t-elle. Mais quand je vois d’où je suis partie, je me dis que je ne peux pas lâcher ! ».

Plus matures, plus aptes à relativiser, les étudiants adultes peuvent s’appuyer sur leur plus grande expérience de la vie pour affronter les coups durs. « Une fois sur le terrain, face aux patients, le vécu n’a pas de prix, confie Déanne. Je me suis souvent sentie plus forte que mes jeunes camarades pour comprendre leur peine et leur douleur. » La future médecin n’a pourtant pas toujours été consciente de ces atouts, longtemps embarrassée par un sentiment d’imposture.

Toute une organisation !

« Les adultes qui reviennent aux études ont tendance à sous-évaluer l’investissement dans lequel ils s’embarquent, explique Andrée Plaisance, directrice adjointe de l’Université Laval à Québec. Il faut s’attendre à investir au moins autant d’heures dans le travail personnel à la maison que d’heures de cours. »

Selon ses observations, une formation intensive où l’étudiant va en classe à temps plein a toujours plus de chances de réussir qu’une formation plus longue d’un ou deux cours par session accomplis en parallèle d’un emploi. « Mais cela dépend des possibilités de chacun, conclue-t-elle. Tout le monde ne peut pas se permettre d’arrêter de travailler ! »

Chaque projet est donc unique et doit être préparé avec précision. Combien de temps durera la formation ? Quels seront les horaires des cours ? Quelles sont les dates d’inscription ? La validation de tests ou de cours compensateurs est-elle nécessaire au préalable ? Combien cela va-t-il coûter ?

Des dépenses à planifier

« Retourner aux études se planifie idéalement 3 à 5 ans à l’avance, dit François Morency, planificateur financier.. Seul ou en couple, avec ou sans enfants, il faut tenir compte de tous les éléments de sa situation pour le réaliser sans le faire subir aux autres. » Car passer d’un budget de travailleur à celui d’un étudiant implique des sacrifices et une redéfinition complète de ses priorités de dépenses. Certains choisissent de limiter les sorties et loisirs onéreux, d’autres vendent leur voiture ou déménagent dans un appartement plus petit. Quels budgets êtes-vous prêt à restreindre ?

Ces résolutions économiques vont de pair avec plusieurs options de financement, à envisager selon votre situation et l’envergure de votre projet:

  • Emprunter sur votre REER grâce au Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REÉP). Sur le même principe que le Régime d’accès à la propriété, le REÉP permet d’emprunter jusqu’à 20 000 $ sur 4 ans, avec un maximum de 10 000 $ par an. La somme retirée peut être remboursée sur 10 ans. (en savoir plus)
  • Vérifier si vous êtes admissible à l’Aide financière aux études du gouvernement provincial , qui propose des prêts, bourses et allocations spéciales aux étudiants adultes.
  • Consultez les programmes financiers pour étudiants incluantprêts et marges de crédit offerts auprès de votre institution financière.
  • Voir si vous pouvez bénéficier du Régime de prestations aux employés, en entreprise privée, ou un Congé sabbatique à traitement différé (CSTD), dans les institutions du gouvernement et de l’éducation. Sous certaines conditions, ces programmes permettent de différer une partie de son salaire pour le percevoir pendant une période de congés ou de travail à temps partiel.
  • Proposer à votre employeur de participer à votre formation, s’il s’agit d’une remise à niveau qui pourrait s’avérer profitable à votre travail par la suite.
  • Consulter les prêts et bourses accordés par l’établissement scolaire ou l’université que vous souhaitez intégrer.
  • « En étant créatif, on trouve toujours des alternatives pour financer son retour aux études, conclut François Morency. Le plus important est de ne pas se contenter d’une seule solution de financement, mais d’en combiner un maximum. » Pour s’assurer de n’omettre aucune option et d’optimiser son budget, l’aide d’un professionnel est à considérer.

Dès demain ou dans 5 ans, envisager un retour aux études sur le tard n’a rien d’impossible. Avec beaucoup de volonté et une bonne organisation, Rachel, Déanne et tant d’autres le prouvent : il n’y a pas d’âge pour apprendre, encore moins pour réaliser ses rêves.

Édité le 1 juin 2017 par 

Can I tap my child’s RESP before he starts university?

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My son is going to university in September. Can I withdraw a portion of contributions to his registered education savings plan before he starts school?

The rules regarding RESP withdrawals can be technical, so I put your question to Mike Holman, author of The RESP Book: The Simple Guide to Registered Education Savings Plans for Canadians.

“It is not necessary to wait until the first day of school to ask for money,” Mr. Holman told me.

“Once the child is enrolled, you can start requesting withdrawals.”

You can actually withdraw RESP contributions at any time, he said, but to avoid penalties you would need to provide your financial institution with proof that your son is enrolled in an approved postsecondary program. This could be an official letter from the university, a course confirmation or a receipt for tuition paid. Your financial institution can tell you exactly what documentation it requires.

“I think it’s pretty common for people to do [RESP] withdrawals now because they want to get going for the fall,” Mr. Holman said.

With RESP withdrawals, there are several things to keep in mind.

When making a withdrawal, the subscriber must specify whether the payment consists of a refund of contributions (ROC), an educational assistance payment (EAP) or a combination of the two.

An ROC payment is deemed to come from the original contributions to the RESP and is, therefore, not taxable. These payments can be made to either the subscriber or to the beneficiary (i.e. the student) and there are no limits on the amount withdrawn.

An EAP payment is deemed to come from the income and capital growth inside the RESP, plus any Canada Education Savings Grants, provincial grants and Canada Learning Bonds received.

EAPs are paid directly to the beneficiary and taxable in his or her hands, but because many students have very little income, the tax consequences are often minimal. For full-time students, there is a $5,000 limit on EAP withdrawals for the first 13 consecutive weeks of enrolment. After that, there is no limit on withdrawals as long as the student remains enrolled.

Contrary to what many RESP holders believe, there is usually no need to specify what the money will be spent on. If you are making an unusually large EAP withdrawal, a financial institution could technically ask for receipts to prove the funds are being used for educational purposes, but Mr. Holman said that’s unlikely and isn’t even practical given the myriad expenses students face.

“Tuition, textbooks, housing, transportation, computers, televisions or vacations are all eligible.

Anything goes,” he writes in The RESP Book.

Cash has been building up in my tax-free savings account. Rather than having it sit there as dead money, can you make any recommendations as to how I can still get a return, no matter how small, on this cash? Would a money-market fund make sense?

The problem with money-market funds is that the management expense ratio eats up a big chunk of the already puny yield. A better option are the high-interest savings accounts offered by discount brokers. These products, which currently pay about 0.75 per cent to 0.8 per cent, are bought and sold like mutual funds and can be held in non-registered accounts as well as TFSAs, registered retirement savings plans and other registered accounts. Like regular savings accounts, they’re also covered by Canada Deposit Insurance Corp. (with the exception of U.S. dollar savings vehicles). The interest rates aren’t huge, obviously, but convenience is a big plus because the money is at your fingertips should you decide to cash out a portion of your savings to invest in stocks, mutual funds or exchange-traded funds. Typically, these products have initial minimum investments of $500 or $1,000. There should be no fees or early-redemption penalties, but be sure to verify this with your discount broker.

This article was written by John Heinzl from The Globe And Mail and was legally licensed through the NewsCred publisher network. Please direct all licensing questions to legal@nullnewscred.com.

Edited on 20 June 2017 by 

Three advisers shed light on how their wealthy clients invest

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Canada’s richest people are a small but growing group that’s on track to control almost 70 per cent of personal wealth in the country. With at least $1-million each to plunk into a portfolio, these individuals tend to take a different approach to investing than the other 95 per cent of the Canadian population.

A recent survey by Tiger 21 LLC – a North American peer-to-peer network for investors with at least $10-million in investable assets – sheds light on how the wealthy are growing and preserving their money these days. Last year, according to the survey, Tiger 21 members allocated the biggest chunks of their investment portfolios to three asset classes: 28 per cent in real estate, 21 per cent in private equity and 19 per cent in public equity.

Fixed income and cash or cash equivalents each made up 12 per cent of members’ portfolios, while hedge funds and commodities accounted for the remainder.

“When you combine those top three asset classes, you’re looking at almost 70 per cent allocation to what I call equity, because we consider real estate as a form of equity risk,” says Michael Sonnenfeldt, founder of Tiger 21.

“If you look at a [historical] model where you have a 60-40 split of equity and bonds, what the survey results are telling us is that our investors have the highest exposure to equity that we have on record – a result of the current low-interest-rate environment where you really have to work your assets.”

How else do high-net-worth investors stand apart from those with fewer zeroes in their accounts? Three financial-services professionals who work with the country’s top 5-per-centers provide some insight into how the wealthy invest.

Jay Nash, vice-president, investment adviser and portfolio manager, National Bank Financial Wealth Management, London, Ont.

“Those who have created the most wealth over time have been, from my experience, able to maintain their investments through market cycles. They’re often invested directly in stocks but are able to detach themselves from the emotions of market gyrations. They have that ability to buy when the market is weak, and because they don’t foresee a need for that money in the short term, they have the ability to do this more than others.

“The investing styles of highnet-worth individuals tend to be characterized by a greater attention to the downside risk of investments than perhaps some others would be. Their interests tend to lie in larger-cap securities, and they want to know that the companies they own are going to be around. Those with some investment acumen will tend to favour direct ownership of equities versus something like an exchange-traded fund (ETF).

“Their core portfolios tend to be made up of large-cap North American stocks. Then we build around that, adding international exposure and fixed income to the degree that each client requires.

This is where it becomes very much dependent on their individual circumstances and timeline.

With a small portion of their wealth they’ll often take a risk, but it’s usually a calculated investment – they aren’t particularly interested in the flavour of the week.”

Daniel Nolan, certified financial planner, IPC Securities Corp., Ottawa “For people of average wealth, their first priority might be growth, second might be preservation and third might be income. With high-net-worth investors, preservation of their money – or the bulk of it – is paramount.

“But I wouldn’t say they’re conservative. Because they’ve got large chunks of wealth, they can divide up those assets. One chunk could be moderately managed, and they would still have a chunk that allows them to continue to make money. One of my top clients buys up other businesses and properties, but we also make sure he chunks up assets in a very modest-risk investment account.

This is where he’ll pull out future income.

“What do wealthy peoples’ portfolios look like? Stocks and bonds for sure – you typically see a nice mix of blue-chip, dividend-paying stocks along with a reasonable risk bond portfolio. Real estate tends to play a part, whether it’s personal or corporately owned.

“Fully transparent costs are important to high-net-worth investors so they can judge value, and this value has to be apparent and typically tax deductible.”

Tom McCullough, chairman and CEO, Northwood Family Office, Toronto “The issue really is not what people like or what their investing styles are but rather what they need. For a wealthy family that plans to spend a lot of money each year – maybe they have several university-age kids studying in the United States and they plan to build a cottage or start another business – we would focus a good portion of their investments in something that’s not locked up for several years, so maybe cash or short-term bonds.

“For investors who are spending less and want to build legacy money to leave their children, there’s more room for illiquid investments with higher returns, such as private equity, infrastructure and real estate.

“High-net-worth individuals are definitely interested in investments that are intriguing, but the question we ask them is: Is your portfolio for entertainment?

Sometimes, we have to talk them down from things that are fun, or we designate 5 per cent of their portfolio as play money.

“Sometimes, they come in expecting a 25-per-cent return on their portfolio – similar to the return they got from their business. The reality is you can’t get significant capital growth out of the markets these days, so people have to be reminded that if they want to grow capital significantly they should try to start another business, or we should build a portfolio full of direct investments in businesses. We have some clients who have done this, and we’ve helped them find a private-equity manager to stay on top of these investments.”

Responses have been edited and condensed.

This article was written by Marjo Johne from The Globe And Mail and was legally licensed through the NewsCred publisher network.

Les vrais coûts d’une transaction boursière

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La commission est le seul coût vraiment visible lorsqu’on achète ou vend des actions en bourse. Pourtant, chaque transaction boursière implique d’autres coûts qui ne sont pas toujours visibles, et parfois encore moins prévisibles.

L’opération d’acheter ou de vendre une action ou un fonds négocié en bourse (FNB) est facturée au client par son courtier sous la forme d’une commission. Ce coût est identifiable dans les rapports de transaction.

Mais le fonctionnement du marché boursier fait en sorte que le prix payé ou reçu pour les actions inclut lui-même des coûts invisibles pour le client. Le saviez-vous?

L’écart de prix achat-vente, identifiable avant une transaction

Le coût, qui est souvent le plus important, n’est pas complètement invisible: on peut le calculer en regardant une cote boursière détaillée. Aussi, pour chaque titre, celle-ci affiche non pas un prix, mais deux:

  • le Bid, soit le prix auquel les acheteurs sont prêts à l’acheter; et
  • le Ask, soit le prix auquel les vendeurs sont prêts à vendre un titre.

Or, le Bid (prix d’achat) est toujours inférieur au Ask (prix de vente). On utilise habituellement l’expression anglophone Bid-ask spread pour identifier la différence entre les deux prix, aussi connue en français comme «fourchette de prix» et «écart de cotation».

Ainsi, un investisseur qui achèterait une action et la revendrait immédiatement ferait une perte égale au Bid-ask spread — même s’il ne payait aucune commission.

Cet écart entre les prix de vente et d’achat sert à rémunérer le mainteneur de marché (Market maker), soit l’organisation qui assure l’appariement entre les ordres de vente et les ordres d’achat pour permettre chaque transaction.

Par exemple, si un acheteur veut acheter 125 actions d’un titre, le marché ne peut pas attendre qu’un vendeur se pointe pour offrir exactement 125 actions, alors qu’au même moment trois vendeurs veulent vendre respectivement 50, 50 et 25 actions. Un mainteneur de marché doit donc, en tout temps, acheter des actions à des vendeurs pour les tenir à disposition des acheteurs. En fin de compte, c’est donc à cet intermédiaire que l’acheteur achète le titre et non à d’autres investisseurs.

Le Market maker assume lui-même les coûts pour détenir temporairement des actions et pour acheminer les transactions d’achat et de vente. Surtout, il encourt un risque financier s’il achète des titres et que le cours descend avant qu’ils les aient vendus.

Pour se rémunérer et couvrir son risque, le Market maker achète donc moins cher qu’il revend, et inversement l’investisseur achète plus cher qu’il peut vendre.

Pour un investisseur intéressé par un rendement à long terme, le coût du Bid-ask spreadest habituellement minime, mais pour un investisseur très actif, qui achète et vend des titres fréquemment, il peut devenir significatif.

Aussi, le Bid-ask spread est habituellement plus important pour les actions peu transigées, celles de plus petites sociétés qui intéressent un plus faible nombre d’investisseurs, notamment.

Deux autres coûts minimes pour la majorité des investisseurs individuels

Lorsqu’un ordre de transaction est pour un nombre de titres important par rapport à l’ensemble des titres effectivement disponibles pour des transactions au même moment, alors le fait même de placer cet ordre peut faire changer le cours du titre au détriment de celui qui a placé l’ordre.

Ainsi, s’il existe peu d’ordres de vente effectifs pour un titre, un acheteur qui se présente avec un gros ordre d’achat «réveillera» des détenteurs de titres qui n’étaient pas prêts à vendre au cours actuel, mais seraient intéressés à vendre un peu plus cher. Pour pouvoir obtenir tous les titres qu’il souhaite, l’investisseur finira donc par payer un prix plus élevé que celui au moment où il a placé son ordre.

L’inverse est aussi vrai: un ordre de vente disproportionné par rapport à la liquidité d’un titre pousse son cours vers le bas et le vendeur ne peut pas obtenir le prix qu’il attendait.

Ce coût d’impact sur les prix est habituellement négligeable ou inexistant pour un petit investisseur négociant de petites quantités d’actions de grandes entreprises.

Mais il peut être considérable pour les investisseurs institutionnels, lorsqu’ils décident de transiger une proportion significative du capital-actions d’une entreprise. Il peut aussi être important pour un investisseur individuel qui veut acheter ou vendre un gros montant d’un titre peu liquide.

Cela peut être une raison de découper une grosse transaction en plusieurs petites transactions, pour que chacune soit plus discrète et se fonde mieux dans le marché. Aussi, l’investisseur peut se prémunir en donnant un ordre à prix fixe (minimum ou maximum, selon le cas).

Enfin, tout investisseur doit assumer un certain coût d’opportunité lié au délai de chaque transaction. À partir du moment où un ordre d’achat ou de vente est donné, le montant en espèces ou le nombre de titres en jeu se trouvent bloqués jusqu’à ce que la transaction soit réalisée. Ce coût est pratiquement négligeable pour des investisseurs individuels qui visent le long terme; il peut être plus significatif pour un investisseur très actif.

La bonne gestion des coûts est une composante importante pour maximiser le rendement de son portefeuille. Chaque investisseur a donc intérêt à bien comprendre tous les coûts de transactions en établissant sa stratégie d‘investissement.

Les vrais coûts d’une transaction boursière